20. Oktober 2013 · Kommentare deaktiviert für Syrische Flüchtlinge in Mailand – an frz. / schweizer. / österr. Grenze zurückgeschoben · Kategorien: Frankreich, Italien, Syrien · Tags:

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DES DIZAINES DE RéFUGIéS SYRIENS CAMPENT EN GARE DE MILAN

Près de 150 personnes se sont réfugiées à la gare centrale de Milan, après avoir débarqué à Lampedusa. Les frontières suisses, autrichiennes et françaises ont été fermées.

Damas, Lampedusa et… Milan : depuis quelques jours, un nombre croissant de réfugiés syriens, en transit vers le nord de l’Europe mais bloqués à la frontière, échouent à la gare centrale de Milan, où la crise menace. Ils sont environ 150, dont nombre de familles avec de jeunes enfants, assis discrètement à l’écart de l’agitation du grand hall des départs sur les plateformes entre les escaliers roulants. Des volontaires viennent leur distribuer du riz et des sandwiches. « Le flux a commencé il y a quinze jours », explique à l’AFP Alberto Sinigallia, président de l’une des associations d’aide présentes sur place, Fondazione Progetto Arca.

« Jusqu’à avant-hier, il arrivait du sud de 30 à 40 personnes par jour, il passaient la nuit ici et repartaient le jour suivant. Nous leur donnions à manger, des couvertures. Mais depuis avant-hier, les frontières ont été fermées, tant par la Suisse que par l’Autriche et la France. Nous ne savons pas ce qui va se passer demain, mais aujourd’hui des gens continuent de revenir, donc le problème est en train d’exploser ici », souligne-t-il. Si le nombre d’arrivées est resté stable, « la sortie est à présent bloquée : de 60 on passe à 120 et maintenant on va être autour de 150, demain à 200-220 personnes. (…) Pour le moment la police ferroviaire ferme un oeil et nous laisse dormir là, mais déjà maintenant nous commençons à être visibles », s’inquiète-t-il.

La famille syrienne X (elle ne souhaite pas voir son nom publié), un couple et leurs deux filles de 10 et 12 ans, raconte avoir été arrêtée et refoulée par la police autrichienne alors qu’elle se trouvait avec d’autres Syriens dans un train pour l’Allemagne. Le père de famille, âgé de 35 ans et qui possédait une entreprise de bâtiment à Homs, affirme que les policiers autrichiens ont usé de violence à son égard et qu’une somme d’argent lui appartenant a disparu pendant la détention. La famille a ensuite été ramenée à la frontière, remise à la police italienne avant de revenir à Milan. Elle avait mis cinq mois pour faire le voyage depuis Homs (Syrie), transitant par la Jordanie, l’Egypte et la Libye jusqu’à Lampedusa puis Milan, d’où elle espère parvenir en Norvège.

« Un immense désir de vivre une vie normale »

Selon Alberto Sinigallia, une quarantaine de personnes parties pour la France ont également dû faire demi-tour mercredi : « Je crois que les frontières ont été fermées parce que les flux commençaient à devenir importants », avance-t-il. Face à l’urgence, la mairie de Milan a mis jeudi sur pied une « cellule de crise », explique une porte-parole, Gabriella Polifroni. « Au début, nous avons essayé de leur trouver un logement dans des hôtels ou des appartements mais ils ne veulent pas reste à Milan ou en Italie. Le désir de quitter l’Italie est un droit, nous ne pouvons pas les forcer à rester ». A défaut, la mairie essaie au moins de négocier l’accès à des douches chaudes gratuites dans la gare.

Mais la Ville estime ne pas pouvoir gérer seule cette situation et réclame l’aide promise par le gouvernement après le drame de Lampedusa qui a coûté la vie à des centaines de migrants au début du mois. « Actuellement, il y a un grand fossé entre les décisions politiques et les besoins humanitaires », déplore Gabriella Polifroni. Cette situation a aussi une dimension psychologique pour les réfugiés, prévient Alberto Sinigallia. « Avant, ils partaient refaire leur vie et ils étaient enthousiastes. Maintenant, on leur a pris leur argent, on les a renvoyés dans un pays où ils ne veulent pas être, donc leur moral est très bas ». « Nous avons une maman qui a accouché sur le bateau à Lampedusa, elle a été accueillie dans une maison ici, mais son mari est en dépression car il ne sait pas quoi faire, où aller », explique-t-il avant de conclure : « Ce sont des gens très forts qui ont beaucoup souffert, ils ont cet immense désir de vie normale, et beaucoup de dignité ».

Le 18/10/2013 12:38, jean-pierre alaux a écrit :

Syrian refugees camp out in Milan train station

  • Refugees stopped as they tried to reach northern Europe
  • Many crammed into small room in Milan station, need food, water
  • Italy, Malta face increasing migrant crisis

by Sara Rossi

MILAN, Oct 17 (Reuters) – About 200 refugees fleeing Syria’s civil war are camping out in Milan’s central railway station after many were stopped from leaving Italy as they tried to reach northern Europe.

Many of the refugees, about a third of whom are children, are packed into a small room in the station next to a McDonalds outlet. Others are sleeping in corridors, as they wait for permission to travel to northern Europe on humanitarian grounds.

„I want to go to Germany, where my sister, father and mother live,“ said Amina, 33, who fled Damascus with her husband and three children after their house was destroyed. They have been living in the station in Italy’s northern business capital for about a month.

„I want my children to be able to go to school and I want a job for me and my husband. But above all we need water and food,“ she told Reuters.

Italy has long been a stepping stone for migrants seeking a better life in the European Union but the fighting in Syria and unrest in North Africa have increased the flow of refugees making the hazardous journey to its southern shores in rickety boats, many of them departing from Libya.

However authorities in France, Switzerland and Austria have sent back many refugees coming from Italy because they do not have travel documents.

The Syrians in Milan station are trying to avoid making an asylum request in recession-hit Italy that would force them to stay in the country, and instead are hoping for a permit to travel elsewhere in the EU, aid worker Andreina Rossitto said.

After making their way up through Italy by train, they are aiming to reach countries such as Germany, Norway and Sweden where they believe they will get more support, an official from the Project Ark aid organisation told Reuters.

REFUGEES SENT BACK

„Many have tried crossing the border with Austria, France and Switzerland but they have been blocked by local authorities and sent back to Italy,“ said the official, who declined to give her name.

„They are sleeping on the ground, they have no toilets to use…they need food, blankets and medicine– some children have caught the flu,“ she said.

Milan city authorities said in a statement on Thursday they had set up a crisis unit after about a hundred Syrian refugees arrived at the station in recent days, but they called for more support from Prime Minister Enrico Letta’s government.

Italy has deployed ships, helicopters and unmanned drones off Sicily after hundreds of migrants drowned when their boat sank close to the tiny island of Lampedusa earlier this month.

On Wednesday a U.S. Navy ship rescued 128 men from a raft that ran into difficulties in rough seas off the coast of nearby Malta. (Full Story)

Italy and Malta have requested more EU funds to help face the growing refugee crisis and have called for it to be put on the agenda of the next European Council meeting on Oct. 24-25.

http://www.trust.org/item/20131018093407-ec5kf/?source=hptop

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