Quelle: Mediapart
Ce début d’année 2016 montre que les arrivées de migrants ne ralentissent pas, au contraire. Après des mois d’atermoiements, l’Union européenne continue pourtant de bricoler. Dernière nouvelle en date : des navires de l’OTAN vont intervenir en mer Égée.
L’Europe est parvenue à éviter la désintégration lors de la crise grecque. Va-t-elle imploser en raison de son incapacité à gérer l’afflux de migrants sur ses côtes et leur accueil en son sein ? Les chefs d’État et les hauts représentants bruxellois en sont convaincus : 2016 est l’année de tous les dangers pour l’Union européenne car, plutôt que de décroître, les arrivées se poursuivent à un rythme plus élevé que l’année dernière pourtant exceptionnelle. Et cela, sans perspective d’inversion : au moment où Alep se vide de ses habitants, à la suite des bombardements du régime de Bachar al-Assad appuyé par l’armée russe, et où les réfugiés se massent à la frontière avec la Turquie (lire notre reportage), rien ne laisse présager une amélioration de la situation en Syrie, tant les intérêts des puissances engagées dans le conflit semblent divergents.