African migrants ‚left to die‘ in dinghy sue Spanish and French military
Survivors of boat tragedy that left 63 migrants dead accuse Nato member states of failing to come to aid of people in danger
- Angelique Chrisafis in Paris
Survivors of boat tragedy that left 63 migrants dead accuse Nato member states of failing to come to aid of people in danger
An open letter to the court signed by occupants from Sudan, Chad, Somalia, Egypt, Syria, Palestine, Afghanistan, Iraq, Albania and from countries across Europe : "If there was a place for new migrants to stay it would give people a better chance for a better future. In Calais there is no-where for migrants to sleep.
« En réalité, [l’Ofpra] n’a jamais été [indépendante]. Le traitement de l’asile a été dans un premier temps et dans le contexte de la guerre froide sous la subordination des politiques diplomatiques, qui s’exprimait dans un fort taux d’accord au statut de réfugié. Il a été dans un second temps sous la subordination des politiques migratoires, qui s’exprime par un fort taux de rejets. »
« l’objectif visé prioritairement, en donnant le statut de réfugié aux Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens, est de décrédibiliser les régimes communistes, régimes qui ont en outre gagné la guerre de décolonisation contre la France. Par ailleurs, le facteur économique joue. L’immigration de travail a été suspendue, mais les besoins de main-d’œuvre n’ont pas disparu. Or les réfugiés du Sud-Est asiatique sont considérés comme des travailleurs dociles, pas trop syndiqués. Je ne dispose pas de preuves attestant d’un racisme anti-africain, mais, en tant que réfugiés ils n’apportaient rien, voire ils posaient un problème car la France souhaite garder de bonnes relations avec ses anciennes colonies. »
« Récemment, l’ouverture du statut de réfugié aux potentielles victimes d’excision et de mariage forcé peut être entendue comme le passage à une période où l’ennemi absolu n’est plus le communiste, mais l’islamiste »
« La distinction entre politique et économique ne va pas de soi. Amartya Sen a montré que des famines peuvent être le résultat de politiques publiques. Aujourd’hui, on essaie de nous faire croire que les choses sont séparées, que l’économique n’est pas politique, qu’une violence collective n’équivaut pas à une violence individuelle, qu’on est migrant ou qu’on est réfugié. Beaucoup des agents de l’Ofpra sont dans une vraie souffrance, alors qu’on leur demande d’aller plus vite, de faire du chiffre, qu’on les évalue et qu’on les rétribue, à l’aide de primes, en fonction du nombre de décisions qu’ils effectuent chaque jour. Il existe une distorsion entre leurs idéaux et ce qu’ils doivent faire au quotidien. »
In: La guerre au Mali. Comprendre la crise au Sahel et au Sahara : enjeux et zones d’ombre (Galy M. et Badie B., éds), Editions La Découverte, Paris, 2013, 125-147
http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/82/90/29/PDF/2013-hch-_Ouvrage_La_Decouverte_.pdf
2013-hch-_Ouvrage_La_Decouverte_
http://www.letempsdz.com/content/view/95337/1/
France : Au moins 62% des étrangers sont expulsés sans voir le juge (Ong)
Un taux de 62% des personnes étrangères arrêtées puis enfermées en centre de rétention en 2012 ont été ensuite expulsées directement, sans voir le juge des libertés et de la détention (JLD), seul garant de la liberté individuelle, révèle vendredi la Cimade, une Ong en charge des droits des migrants.
Citant ce chiffre rendu public dans le rapport sur l’immigration du parlementaire Matthias Fekl, cette Ong estime qu’il illustre le „grave recul“ des droits qu’a provoqué la dernière loi sur l’immigration, dite loi Besson qui prévoit en effet que le JLD n’intervienne plus qu’au bout de 5 jours de rétention au lieu de 2 auparavant, fait valoir la Cimade.
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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5183865
L’armée malienne attaque les touaregs à Anefis : Bamako engage la guerre pour Kidal avec le soutien de la France
par Salem Ferdi
Bamako piaffait d’impatience d’en découdre avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et menait une campagne d’accusation «d’épuration raciale» contre le mouvement touareg dans ce qui s’apparente clairement à une justification préalable d’une action armée.
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„Les troupes françaises se retirent du Mali, les programmes d’aide sont en cours et des élections organisées en juillet. Pourtant, la crise a révélé la faillite du modèle de développement et d’une démocratie « de façade », s’inquiète l’économiste Joseph Brunet-Jailly. […]“
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Le Mali a besoin de changements, pas de mascarade électorale.
les migrations et la mondialisation en débat – Oran – El Watan
Un colloque clôt la série de rencontres sur Abdelmalek Sayad
Les migrations et la mondialisation en débat
Le cycle a été entamé le 4 février 2010 par le Centre culturel français (actuellement Institut Français) en collaboration avec l’association de protection du site de la Villette représentée par Yve Jammet.
«Migrations et mondialisation», intitulé du colloque international programmé au CRASC les 21 et 22 mai, clôt une série de neuf rencontres consacrées au sociologue algérien Abdelmalek Sayad. Le cycle a été entamé le 4 février 2010 par le Centre culturel français (actuellement Institut Français) en collaboration avec l’association de protection du site de la Villette représentée par Yve Jammet. Au fur et à mesure, d’autres instances ont été mises à contribution dont le CRASC qui a abrité une bonne partie des débats mais aussi l’association des amis de Abdelmalek Sayad présidée par Christian de Montlibert, université de Strasbourg, et coorganisateur de l’exposition «Ici, là-bas, la sociologie de l’émigration-immigration», en adéquation avec les théories du chercheur qui, en son temps, a réussi à imposer la thématique de la migration dans les sciences sociales.
«Le sociologue des marges, de l’entre-deux», considère ce dernier qui a intervenu en séance plénière pour démontrer que Abdelmalek Sayad est certes un spécialiste de l’immigration mais c’est d’abord un sociologue qui a théorisé les effets de la domination et des luttes symboliques. Parmi les différents centres d’intérêts, il évoque le travail effectué avec Pierre Bourdieu sur les transformations du monde paysan, l’analyse de l’évolution des valeurs de cette catégorie et les efforts de réflexion qui l’ont amené à sortir avec de nouvelles représentations.
Christian de Montlibert considère que chez Sayad, la réalité est sans cesse soumise à l’analyse critique faisant que l’histoire demeure toujours en chantier. C’est précisément le cas pour les phénomènes migratoires algériens qu’il a étudiés. «Ses travaux ont une valeur heuristique tout à fait d’actualité», estime l’universitaire français en réponse à une question sur la pertinence de l’œuvre de Sayad aujourd’hui. En tenant compte du fait que, selon lui, «les pays indépendants deviennent en général des banlieues du capitalisme des pays développés», il met en avant la subsistance des effets de domination symbolique étudiés par l’auteur de «La double absence».
Tassadit Yacine, qui a donné la première conférence du cycle, une «lecture croisée» de cette œuvre il y a trois ans, est revenu cette fois pour retracer son parcours et la formation de son habitus cultivé. «Le rappel du contexte historique permet de comprendre les raisons qui fondent la réflexion de Abdelmalek Sayad autour de l’émigration-immigration et d’en saisir la genèse», note la directrice à l’EHESS en évoquant la rencontre avec Pierre Bourdieu, alors jeune agrégé en philosophie qui, dit-elle, «l’entraînera sur le champ de l’enquête sociologique pour ne pas dire sur le champ de bataille».
En pleine guerre d’Algérie, la tâche n’était pas aisée. Abdelhafid Hammouche, de l’université de Lille, prévient contre une sacralisation du penseur, synonyme de monumentalisation, et appelle à une lecture critique de son œuvre. Son intervention porte sur la combinaison des approches de Sayad, Bourdieu et Weber et parle d’appropriation critique des savoirs par emprunt de registre ou d’éléments conceptuels. Il note une puissance d’analyse dans «les enfants illégitimes», un texte qui montre finement les rapports de générations et les différences d’aspirations des uns et des autres.
En corrélation avec «La ville» de Max Weber où les gens dépassent leur incompréhension pour construire des liens et un alphabet commun, il montre comment, en adéquation avec le concept émigration-immigration théorisé par Sayad, les migrants participent de la construction de la ville française. «Avec la montée des nationalismes, les interrogations qu’ils suscitent rendent urgent que cet héritage soit mieux étudié et analysé», souhaite Yves Jammet qui met en avant la fonction sociale pouvant aider à construire des repères. Cédées par Rebacca Sayad, les archives du sociologue (420 boîtes) traitées par son équipe sont mises à la disposition du public.
Ceci étant dit, ce colloque a été aussi une occasion de présenter d’autres expériences dans le monde, à l’instar des études de cas regroupées dans une session parallèle. Stamatina Kaklamani de l’université de Crête s’est intéressé aux femmes immigrées (des républiques de l’ex-Union Soviétique) qui assistent les personnes âgées en Grèce rurale. Souleymane Gomis de l’université Anta Diop du Sénégal a étudié les transferts de fonds des migrants sénégalais au Canada, une catégorie aisée qui n’échappe pas à certaines idées développées par le sociologue algérien.
Nicolas Jaoul du CNRS a regretté d’emblée de ne pas avoir lu Sayad avant d’entamer sa recherche sur l’émigration-immigration des «intouchables» à cause, précise-t-il, du cloisonnement regrettable des sciences politiques et de la sociologie. Sa lecture a postériori lui a permis en quelque sorte de conforter ses conclusions même si l’intitulé de son intervention portant sur le rôle politique des émigrés-immigrés «intouchables» en Grande-Bretagne et en Inde commence par «une double présence» au lieu d’«une double absence».
Djamel Benachour
Le métèque (1968)
Avec ma gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec
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