El Watan | 21.03.2017
L’Algérie se rebelle contre le diktat européen
L’absence de l’Algérie à la table des ministres de l’Intérieur d’une partie du Maghreb, conviés dans la capitale italienne aux côtés de leurs homologues de France, Allemagne, Autriche, Slovénie, Suisse, Malte et Italie, signifie un camouflet pour le gouvernement de Paolo Gentiloni.
Car seuls deux pays de la rive sud, Tunisie et Libye, ont signé l’accord de lutte contre l’immigration illégale. Un déplacement à Rome presque inutile pour les ministres de ces deux pays, vu que l’Italie avait à peine paraphé deux accords similaires bilatéraux avec Tripoli et Tunis ces derniers mois.
La délégation libyenne, représentée par le Premier ministre Fayez El Serraj, qui s’est déplacé en personne pour demander 800 millions d’euros à l’Europe, renouvelle son engagement à jouer le gendarme de la rive sud. En signant l’accord, Tripoli accepte l’intervention militaire européenne sur son littoral et dans son désert contre la fourniture d’équipements lourds (hélicoptères, bateaux, vedettes, ambulances, jeeps…) et même d’articles de moindre importance comme les téléphones satellitaires, des bouteilles d’oxygène, des jumelles… et la formation de sa police et de ses garde-côtes par des experts italiens.