07. August 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien: Unternehmerverband fordert „Ende der Krise sowie des Terrorismus“ und „dringliche Reaktion“ · Kategorien: Tunesien

Le patronat tunisien s’inquiète de l’impasse politique et appelle à une réaction urgente

L’impasse politique en Tunisie et la détérioration de la situation sécuritaire inquiètent les milieux économiques et financiers. Suffisant en tout cas pour inciter les professionnels du tourisme, du marché financier et le patronat pour lancer un appel à « la fin de crise politique ».

Une réunion d’urgence a été organisée lundi à Tunis par les représentants de différentes organisations patronales et syndicats pour faire le point sur la situation économique catastrophique que traverse actuellement le pays, notamment après l’attentat de Mohamed Brahmi et l’assassinat de 8 militaires au mont chaambi. L’inquiétude des milieux économiques et financiers est d’autant grande que sur le plan politique que l’opposition et le gouvernement rivalisent en manifestations pro- et anti-Ennahda, le parti au pouvoir. Les représentants notamment de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), de syndicats agricoles et d’agences de voyages et de l’hôtellerie, ont mis en évidence “l’urgence“ de la crise politique que vit le pays. Ils ont également demandé le départ du gouvernement actuel et la mise en place d’un gouvernement de transition formé de compétences nationales qui sera chargé « de rétablir la sécurité et la stabilité » nécessaires pour réussir la relance de l’économie tunisienne et garantir le bon déroulement des prochaines échéances politiques. Le même groupe a également préconisé « la reconsidération des récentes nominations dans l’administration publique, l’adoption de la nouvelle constitution et le choix d’une date pour les prochaines élections ». Il a également relevé les effets catastrophiques de l’assassinat de Brahmi et les militaires au mont Chaambi sur l’économie tunisienne. Les conséquences du terrorisme en Tunisie risquent de s’aggraver davantage « si l’on ne prend pas les mesures nécessaires  pour rassurer, les citoyens, les investisseurs et les partenaires étrangers », estiment-ils. Ce groupe est notamment composé des représentants du patronat tunisien (UTICA), des membres des Fédérations de l’Hôtellerie et des Agences de Voyage, des experts Comptables, du Syndicat Tunisien des Agriculteurs, de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises, des Chambres de Commerce mixtes et des grands groupes du secteur privé.

 

La BCT préoccupée

 

C’est par ailleurs le même constat que tire de la situation actuelle la banque centrale tunisienne (BCT). Dans son communiqué mensuel, publié le 31 juillet, le conseil d’administration de la BCT a manifesté « sa préoccupation concernant les événements récents qui ont marqué la scène nationale » et prévient sur « la gravité de leurs retombées éventuelles sur l’activité économique et les équilibres financiers internes et externes, s’ils ne sont pas circonscrits rapidement ». Quant au gouverneur de la BCT Chedly Ayari, il a estimé que  « ce qui bloque l’économie tunisienne aujourd’hui, c’est le politique ». Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé durant les cinq premiers mois de l’année (+ 5,5% par rapport à la même période en 2012), et ce en raison de l’augmentation des importations, ainsi que d’un taux d’inflation élevé à 6,4%.  Le marché boursier local a été également ébranlé par les actes terroristes, notamment après l’assassinat des militaires au mont Chaambi, qui a fait plonger le Tunindex de 1,19%, avec un repli de 44 valeurs le 30 juillet dernier. Enfin, beaucoup de groupes industriels étrangers ont plié bagages, le dernier en date étant le groupe Léoni Tunisie, spécialisé dans la fabrication de composants pour le constructeur allemand BMW.

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