15. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für Serbien: Kommerzielle Fluchthilfe · Kategorien: Balkanroute · Tags:

Traduction libre d’un article du journal serbe Blic, sur le phénomène du trafic d’être humains („passeurs“) à la lisière de la frontière entre la Serbie et la Hongrie (Subotica). D. G.

Trafic humain dans la région de Bačka

La ville frontalière de Subotica est depuis des années l’un des endroits les plus fréquentés pour le passage illégal de la frontière serbe [avec la Hongrie, pays de l’UE], et ces dernières années, Subotica est devenue le point de rencontre d’organisations criminelles de masse.

D’après les informations dont dispose Blic, le problème du passage clandestin des frontières d’État ainsi que la contrebande sont devenus d’actualité surtout depuis 2010, à partir de quand on a constaté que 40 à 50 % des motifs d’arrestation par le Procureur de la ville concernaient ces infractions. Les faux demandeurs d’asile, qui sont en chemin vers les pays de l’UE, proviennent massivement de Libye, Tunisie, Égypte, Afghanistan, Pakistan et Syrie.

– Les migrants entrent dans notre pays illégalement via la Grèce et la Macédoine. Des personnes de Subotica ont bien vu le profit à tirer par les „passeurs“ de personnes. A leur arrivée en Serbie, les migrants sont généralement attendus par des personnes qui les mettent en contact avec des personnes de Subotica. Il est question de fortes sommes d’argent pour le franchissement illégal de la frontière, de 2.000 à 4.000 euros par personne. Dans quelle mesure ce problème a-t-il pris un essor, cela apparaît dans les données suivantes: Subotica poursuit des personnes qui proviennent d’Asie et d’Afrique, des pays dont ils proviennent, et ils sont accueillis par une sorte de comité d’accueil – dit-on, chez le Procureur.

Les contrebandiers placent les étrangers, ou les concitoyens, le plus souvent dans des maisons à la lisière de la ville et, ensuite, ils les font passer illégalement en Hongrie. Dans le cadre d’une coopération entre la Police des frontières et la Division de la police de l’immigration de Subotica, une procédure d’urgence a été lancée pour au moins 60 détentions dans l’année.

– La peine pour le crime de traite des êtres humains va de un à dix ans. Ce sont des motifs urgents, l’enquête doit aboutir dans un délai d’une à deux journées. En général, les migrants arrivent en emportant avec eux le minimum d’argent et lorsqu’ils arrivent à Subotica, leurs amis ou leurs familles leur envoient de l’argent via Western Union, et comme ils n’ont pas de documents d’identité, ils demandent aux passeurs de prendre l’argent pour passer la frontière illégalement – nous dit-on chez le Procureur.

A côté des maisons de la périphérie, le lieu le plus habité par les migrants est la décharge située derrière la vieille briqueterie et le cimetière de Senćanska, endroit qui est surnomme la „jungle“.

Les illégaux ne sont pas agressifs

Jusqu’à présent, les habitants de Subotica n’ont pas eu de problèmes sérieux en raison de la présence d’étrangers qui séjournent illégalement sur le territoire de leur ville.

– J’ai eu l’occasion de les voir près de la forêt de Tavankutska. Pour moi ils ne sont pas tous pareils, mais nous savons tous qu’ils fuient la misère et la guerre, et qu’ils ne sont pas agressifs envers les habitants locaux. L’humanité, c’est de leur offrir, surtout l’hiver, la sécurité d’un hébergement, au lieu de laisser la situation sans solution, sinon il y a des problèmes supplémentaires – nous dit un habitant, Mirko Dolenec.

(…)

Biljana Vučković, Krijumčarenje ljudi u Bačkoj uzelo maha, Blic, 14 décembre 2012. Traduction: Dragan Grcic.

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