31. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien: „Muss man die politische Klasse auflösen?“ ( Soufiane Ben Farhat) · Kategorien: Tunesien

Petits chefs en crise

Faut-il dissoudre la classe politique ?

Décidément, on n’est pas sorti de l’auberge. Les positions affichées hier par divers protagonistes de la scène politique n’augurent rien de bon. C’est encore et toujours le dialogue de sourds, malgré de vagues impressions d’ouverture.

Le pouvoir en place persiste et signe dans son immobilisme. L’opposition et des pans de la société civile campent le maximalisme. Entre les deux, la masse perdue des Tunisiens abîmés dans les conjectures et l’expectative.

L’été est mal parti et il risque de mal finir. Les tueurs de feu Mohamed Brahmi ont réussi à frapper là où ça fait le plus mal. Tel des automates sourds et muets, les protagonistes de la place ont joué son jeu.

La crise gronde, la levée de boucliers est générale. Plusieurs villes et parties de la Tunisie profonde en subissent les contrecoups pervers. Pourtant, l’enveloppe politique végète toujours. Parce qu’elle est en partie morte. En tout cas, sa légitimité est profondément ébranlée. N’empêche. Les propos des hauts responsables hier brouillent les pistes. En lieu et place de la continuité dans le changement, on nous sert le non changement dans la continuité en quelque sorte. La persistance de l’immobilisme.

Finalement, nous sommes en manque d’une grande idée, d’un grand dessein. Coupables de ne pas voir assez grand dans l’immensité du possible. Et de privilégier les enjeux viciés, sectaires, réductionnistes.

La partitocratie est de mise. Les féodalités politiques n’en finissent pas de faire subir au pays leurs navrantes segmentations tribales. Les institutions sont suspendues au bon vouloir de petits chefs portés à voir par le petit trou de la serrure. Ils voient tellement petit qu’ils n’arrivent plus à voir la bannière nationale.

C’est un fait. Ils sont désormais en bousculade devant les bannières partisanes, si peu autour de la patrie. Les grands desseins de la Révolution s’évanouissent devant les morcellements politicards.

Ce qu’il faut pour en ressortir ? Brecht suggérait quelque part de dissoudre le peuple. Poussons la dérision dans des dimensions plus réalistes : faudrait-il dissoudre la classe politique ? On en est à se poser des questions qui frisent le fantastique. L’hyperréalisme politique enfante, lui aussi à l’instar de la politique, des monstruosités comiques.

Résumons : pour l’équipe nationale de football, on n’hésite guère à recourir à des entraîneurs étrangers. Idem en matière d’expertise économique ou de gros œuvre. En politique, se résoudrait-on d’aventure à rechercher quelque patron d’écurie gouvernementale d’ailleurs tant que nous y sommes ?

C’est inconcevable, bien évidemment. Mais qu’en est-il de la sortie de crise ? Les partis et leurs chefs ont montré leurs limites. Ils s’étripent volontiers, se chamaillent intra et extramuros. Les organisations nationales viennent à la rescousse, avec quelques autres relais de la société civile. Mais leur apport en la matière est par vocation et essence collatéral pour ainsi dire.

Aujourd’hui, le non-dit de cette profonde crise consiste dans son coût économique et social faramineux, en plus des effets politiques pervers. Il est bien établi que la crise politique sous nos cieux aggrave le marasme économique. De sorte que, tant que l’instabilité politique perdure, tant que les investissements locaux et étrangers se font rares, la production stagne et les exportations se réduisent comme peau de chagrin.

Et c’est là une autre paire de manches. En tout cas, dans leurs manigances politico-politiciennes, nos petits chefs s’en soucient comme d’une guigne. C’est le dernier de leurs soucis. Et puis, au bout du compte, les petits chefs ont-ils des soucis ?

via La Presse de Tunisie – faut-il-dissoudre-la-classe-politique | 70616 | 30072013.

31. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien: Mord an Chokir Belaid und Mohamed Brahmi – ausländische Auftraggeber? · Kategorien: Tunesien

Die Ermittlungen zu denMorden an Chokri Belaid und Mohamed Brahmi werden in Untersuchung und Hypothesenbildung genauer. Die Ermittlungsarbeit wird von Experten unterstützt, die in Europa ausgebildet wurden.

Die Zeitung La Presse fasst am 31.07.2013 zusammen:

– Die Verwicklung ausländischer Geheimdienste ist nicht mehr auszuschliessen. Für möglich hält man den auftraggebenden Einsatz von Geheimdiensten aus arabischen Ländern, oder aus Israel, oder aus Europa.

– Das Todesschwadron hat in beiden Fällen überaus professionell und kaltblütig gehandelt.

– Wie kommt es, dass das tunesische Innenministerium als Killer zwei Personen genannt hat –  Kamel Gadhgadhi als Mörder von Belaid, Boubaker Al Hakim als Mörder von Brahmi – , aber beide Personen nicht verhaftet wurden?

– Warum wurden mit Belaid und Brahmi zwei relativ randständige Linksradikale und nicht Zentralfiguren der Opposition ermordet?

In dem Artikel werden weitere interessante Details genannt.

http://www.lapresse.tn/30072013/70623/lhypothese-de-la-piste-etrangere-de-plus-en-plus-envisagee.html

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31. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Ägypten: „Die Fehler der Tamarod“ · Kategorien: Ägypten · Tags:

Telepolis

Der Fehler der Tamarod

Ägypten: Die Rückkehr des tiefen Staates und die Gewalt, die die Armee braucht. Gespräch mit Mohamed Abdal Salam

Martin Hoffmann

Mohamed Abdal Salam, 1986 geboren, ist Menschenrechtsaktivist und Gründungsmitglied der Bewegung „Jugend für Gerechtigkeit und Freiheit“, die im März 2010 ins Leben gerufen wurde. Er war früh an der Organisation von Protesten beteiligt, die zum Sturz Hosni Mubaraks geführt haben. Seit Mai 2012 arbeitet er bei der ägyptischen Menschrechtsorganisation Association for Freedom of Thought and Expression. Telepolis sprach mit ihm über die Militärherrschaft in Ägypten und politische Fehler.

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30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunisien: „Wenn sich die UGTT mit modernistischen Mittelschichten verbündet, kippt die Situation“ · Kategorien: Tunesien

„[…] La grande question en revanche concerne le positionnement de l’UGTT, la centrale syndicale. Mis à part Ennahda, elle est aujourd’hui la seule vraie force populaire. Jusqu’ici elle est restée assez largement en retrait, malgré la grève générale décrétée le 26 juillet au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi. Mais si elle décidait de s’allier aux classes moyennes modernistes les choses pourraient basculer. […]“

via Tunisie: „Rien n’est plus acceptable de part et d’autre et c’est cela qui est inquiétant“ – L’EXPRESS

30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien, Meldungen zu Minen und Militär-Uniformen · Kategorien: Tunesien · Tags: ,

Auf dem Berg Chaambi nahe der algerischen Grenze – einem der grossen Schlachtfelder zwischen Wehrmacht und der US-Armee im 2. Weltkrieg – wurden neue Minen gefunden. Gestern wurden wie in den letzten Monaten Militärs, die sich auf Antiterror-Patrouille befanden, von explodierenden Minen tödlich verletzt. Die Region ist seit mehreren Monaten militärisches Sperrgebiet.

Einige der 8 Militärs einer Spezialeinheit, die dort gestern umkamen, sollen im Gefecht erschossen worden sein, mit Waffen aus Algerien. Anschliessend wurde einigen die Gurgel durchgeschnitten. Ihre Uniformen und ihre Waffen wurden gestohlen. Der Verteidigungsminister gab heute eine Warnung heraus, dass daher weitere, größere Attentate erwartet würden.
http://www.tunisienumerique.com/

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30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien, Aufruf: „Die wahren Gefahren, die auf die Front Populaire lauern“ – gegen das Bündnis mit Kräften des alten Regimes! · Kategorien: Tunesien · Tags: ,

Das Internetportal Nawaat veröffentlicht einen Aufruf zur Selbstorganisation – gegen die aktuelle Regierung, aber auch gegen das Bündnis von ehemaligen Kommunisten und anderen Parteien mit den Ben-Ali-Partei- und Staats-Resten. In den letzten Wochen war es zu einer gemeinsamen Frontbildung der linken „Front Populaire“-Spitze mit der konservativen, von Ben-Ali-Parteifunktionären durchsetzten „Nidaa Tunes“ gegen die Ennahda-Regierung gekommen. Ideologisch beruft sich das Bündnis auf eine säkulare Lagerbildung gegen die islamistische Regierung. In der Realität stimmt diese Grenzziehung nicht: Denn es gibt sowohl in der Opposition islamistische Gruppen wie auch in der Regierung säkulare Parteien. Die Lagerbildung entspricht eher der alten Konstellation unter Ben Ali: Auf der einen Seite die Ben-Ali-Funktionäre und eine gesteuerte Opposition, auf der anderen Seite diejenigen, die ins Gefängnis gesperrt wurden oder ins Exil geflüchtet waren.

Die Arabellion, die in Tunesien am 17. Dezember 2010 anfing, hatte jedoch andere Protagonisten: Es waren die Armen, die Jugendlichen, die Arbeitslosen, die sich in neuen Bewegungen auf der Straße zusammenschlossen.

Mit dem jetzigen Aufruf melden sich Stimmen zu Wort, die mit diesem Kurs der „Front Populaire“ nicht einverstanden sind. Sie rufen zur Selbstorganisation auf, zur Bildung von Räten in allen gesellschaftlichen Bereichen. Ihr Programm ist sozialrevolutionär: Sie setzen die Armut der Vororte und des Landesinneren wieder ganz nach vorn auf die Agenda der Mobilisierung.

http://nawaat.org/portail/2013/07/30/les-vrais-dangers-qui-guettent-le-front-populaire/
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30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Ägypten, Kairo: „Third Square against Military and Brotherhood rule“ · Kategorien: Ägypten · Tags:

„Third Square against Military and Brotherhood rule “ (zum Video: anklicken!)

30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien, politische Morde: Ennhada, der ideale Schuldige | Courrier international · Kategorien: Tunesien

Assassinats politiques : Ennhada, coupable idéal

Le parti islamiste au pouvoir est désigné comme le responsable des meurtres de Mohamed Brahmi et de Chokri Belaïd. Le site Leaders décortique cette hypothèse, en quatre points.

Radhi Meddeb

Premier niveau de lecture : le plus évident, le plus facile, le plus démagogique : le coupable est Ennahda ! C’est le scénario soutenu par les familles, partis et proches des deux victimes. C’est également la position d’autres partis de l’opposition et d’une grande partie de la société civile. Le raisonnement est simple : Chokri Belaïd [assassiné le 6 février] comme Mohamed Brahmi [assassiné le 25 juillet] étaient de fervents opposants au parti au pouvoir, dénonçant sans relâche les faiblesses et la mauvaise gouvernance de la troïka [les trois partis qui se partagent le pouvoir : Ennahda, le Congrès pour la République (CPR), gauche nationaliste, et Ettakatol, gauche] en général et d’Ennahda en particulier, s’attelant à „ouvrir les yeux“ des Tunisiens sur l’hypocrisie et l’incompétence des dirigeants nahdaouis. Ce parti chercherait donc à liquider des opposants gênants et acharnés.

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30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien – Ägypten: AQMI dementiert Attentate · Kategorien: Ägypten, Tunesien · Tags:

Der „Kommunikationsdirektor“ der nordafrikanischen Al Kaida (AQMI) dementiert von Algerien aus, dass seine Organisation für Attentate in Tunesien und Ägypten verantwortlich seien. AQMI betrachte die beiden postrevolutionären Länder als keine Gebiete des bewaffneten Kampfs. In der Videobotschaft an die tunesische Regierung bezieht sich AQMI damit sowohl auf den Mord an Mohamed Brahmi wie an den Militärs am Chaambi Berg.

Dossiers, News, Politique

Le Cheikh algérien, Ahmed Abou Abdelilah Al Jijli, membre de l’AQMI et son directeur de communication a diffusé, ce lundi soir un message audio en réponse aux accusations portées par le gouvernement tunisien à l’encontre de l’AQMI faisant allusion à sa responsabilité dans les attaques terroristes ayant ciblé des soldats tunisiens.

Dans l’enregistrement, le cheikh Abdelilah Al Jalili a précisé que les membres de l’organisation de l’AQMI continuent à se conformer aux directives de leur chef Aymen Al Dhaouahiri, stipulant de ne pas cibler les gouvernements postrévolutionnaires notamment la Tunisie et de l’Egypte. Il a rappelé que l’AQMI s’est engagée, au contraire, à soutenir ces pays en vue d’aider à y instaurer la Chariaâ et la justice dans les rangs des musulmans.

L’AQMI considère que la Tunisie est terre musulmane et de prédication, valeurs qu’elle salue fortement et incite à développer davantage par l’implication d’associations et à leur tête Ansar Al Chariâa.

Cheikh Abdelilah Al Jalili a assuré, par ailleurs, que son l’AQMI reste solidaire avec la révolution de la jeunesse tunisienne et que, de ce fait, il n’est pas question de la contrer par le biais d’attaques terroristes, surtout, sans préavis.

Le reste de la lettre de l’AQMI est constitué de messages à l’attention d’Ennahdha et du Cheikh Rached Ghannouchi en le conseillant de réviser ses déclarations hostiles à l’égard de l’organisation et qui nuiraient plutôt au parti au lieu de lui servir. Le Cheikh Abdelilah Al Jalili conseille aussi à Ennahdha de s’en tenir au livre Saint, et aux préceptes de l’Islam et de réunir les jeunes de la Tunisie autour d’un projet islamiste basé sur les valeurs de la chariâa.

L’AQMI prévient Ennahdha qu’elle s’éloigne de plus en plus de l’Islam pour se jeter dans les bras des ennemis de Dieu (Israël et les USA).

Cheikh Abdelilah Al Jalili avertit Rached Ghannouchi, qu’il sera tenu pour responsable de tout le sang des Tunisiens qui coule, l’appelant au débat afin d’éviter le troubles sociaux et les violences politiques.

Cette missive adressée à Ennahdha ne fait que renforcer les doutes et suspicions quant à la partie qui se cache derrière les meurtres et autres attentats perpétrés en Tunisie et qui veut les attribuer à l’AQMi et Ansar Achariâa. Cette missive est aussi un cinglant revers que reçoit Ennahdha en pleine face, après ses accusations adressées à l’AQMI, car de tout temps, jamais Al Qaïda ni une de ses branches n’a commis d’attentat ni de meurtre sans en revendiquer fièrement la responsabilité. Et jamais Al Qaïda n’a perpétré un crime et a nié sa responsabilité par le passé.

via Actualites Tunisie – Tunisie – (Vidéo) La réponse d’AQMI à Ennahdha.

30. Juli 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunisie: Nächtliche Demonstrationen gegen Regierung und Verfassungsgebende Versammlung, polizeiliche Repression · Kategorien: Tunesien

Manifestations dans plusieurs villes tunisiennes et répression policière musclée 4130/07/2013 01:35De nombreuses manifestations ont éclaté, dans la soirée du lundi 29 juillet 2013, dans nombreuses villes tunisiennes telles que Tunis, Sousse, Sfax, Nabeul, Mahdia et Kasserine, peu après la rupture du jeûne où quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans les grandes places des villes scandant des slogans réclamant la chute du régime, la dissolution du gouvernement Laârayedh et de l’Assemblée nationale et faisant face à des manifestations plus timides défendant la légitimité.Devant le siège de l’Assemblée nationale Constituante au Bardo, une véritable marée humaine rassemblant plusieurs milliers de personnes a scandé des slogans hostiles au gouvernement et au mouvement Ennahdha et appelant à la dissolution de l’Assemblée nationale. Les manifestants ont également rendu hommage aux soldats assassinés aujourd’hui lors d’attentats terroristes au mont Chaâmbi.De l’autre coté, les manifestants pro-légitimité ont allumé des feux d’artifice et ont décrié des slogans défendant le pouvoir en place. Dans une forte présence policière, la marche protestataire de la ville de Sfax, a commencé devant le siège de la municipalité, à proximité du local d’Al Watad, au centre-ville, où des milliers de manifestants se sont dirigés aux environs de 23h vers le gouvernorat de la ville, avenue 14 janvier. Une manifestation qui a été précédée par un iftar géant et qui a, un peu plus tôt dans la soirée, dégénéré en heurts avec les forces de l’ordre qui ont usé de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Certains des protestataires ont essayé de s’introduire dans le local du gouvernorat, protégé par les membres de l’armée. Les manifestants se sont réfugiés dans les rues voisines et les commerces ont rapidement été obligés de fermer leurs portes.Même scénario à Sousse, où une manifestation initialement pacifique qui a pris départ dans la Grand Place a rapidement dégénéré en heurts entre manifestants et forces de l’ordre échangeant jets de pierre et bombes de gaz lacrymogène. Les villes de Mahdia, Nabeul et Kasserine ont également été le théâtre de manifestations appelant à la chute du gouvernement et dénonçant le terrible attentat qui a causé la mort des soldats de Chaâmbi.Des altercations entre les manifestants revendiquant la chute du régime et ceux défendant la légitimité ont été enregistrées à Kasserine et les manifestants ont incendié le local d’Ennahdha. Les forces de l’ordre ont répliqué en ayant recours aux bombes lacrymogènes.

via Tunisie – Manifestations dans plusieurs villes tunisiennes et répression policière musclée | Businessnews.com.tn.